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 (daphne) dancers in the rain.

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Date d'inscription : 26/04/2018
Pseudo : marikotte
Multicomptes : martha o.
Crédits : paradis perdvs
Âge : vingt-huit ans.
Adresse : room 8, tolman inn.
Occupation : danseuse en convalescence, subissant une retraite anticipée suite à une blessure.
Réputation : française nimbée de mystère, débarquée ici seule il y a peu de temps, pose beaucoup de questions et se passionne pour l'église. Elle intrigue, dérange, fascine.


MessageSujet: (daphne) dancers in the rain.   Jeu 26 Avr - 19:27


charlotte le bon x gkero

DAPHNE HATZIDAKIS

une petite cantate

AGE › vingt-huit ans. DATE ET LIEU DE NAISSANCE › née à lyon, un dix mai. NATIONALITÉ › Daphne est née dans l'une de ces familles bourgeoises où les cultures se mêlent, où l'on se marie entre gens "bien-nés", et elle possède donc la double-nationalité française et grecque. La première, elle la doit à sa mère, et la seconde à son père, qui lui a également légué un difficile nom de famille. ÉTAT CIVIL › célibataire, elle n'a jamais eu le temps, ni la disponibilité, pour une relation de plus de quelques mois (et encore, elles sont rares). OCCUPATION › danseuse classique (première danseuse à l'opéra de paris) en retraite anticipée suite à une blessure. GROUPE › birds get vertigo too.

⚓ sur le rivage.

Depuis quand vivez-vous sur St Mary's ? Cela fait seulement quelques jours que Daphne est arrivée ici, à peine une semaine, elle n'a pas compté (cela fait six jours qu'elle est arrivée). Elle est comme une enfant, de ceux qui découvrent émerveillés tout ce qui les entoure, parcourant les environs, tant que son corps fatigué le lui permet.
Pourquoi vivez-vous sur l'île ? C'est une blessure, d'abord. La sensation du corps qui lâche, douleur vive, verdict : rupture des ligaments croisés, puis une hospitalisation, l'ennui, l'ennui profond, l'annonce d'une guérison longue, signal d'un arrêt qui l'est tout autant, et potentiellement définitif, le comble de la danseuse, le cauchemar absolu. Et alors, dans ces jours sombres, Daphne a posé le regard sur une carte du monde, dans sa chambre d'hôpital, et l'envie de partir s'est faite plus intense que la douleur même, comme un cri de détresse, une bouffée d'air frais : elle a fermé les yeux et laissé ses mains décider, car le destin lui avait pris ses jambes. Isles of Scilly, Grande-Bretagne, voilà donc le théâtre de sa rééducation.
Appréciez-vous votre quotidien ici ? Elle ne saurait trop dire pour le moment car de quotidien, elle n'a pas. Chaque jour offre son lot de nouvelles rencontres, de découvertes, de brouillard qui se lève et de vagues majestueuses qui viennent s'écraser sur la plage. Daphne a beaucoup voyagé, et pourtant jamais encore elle n'a vu un endroit comme celui-ci, une respiration dans une vie vécue à un rythme effréné, à travers le monde entier. Et puis le destin (elle y croit vigoureusement, de l'horoscope au tarot divinatoire), qui lui indique cette île, ce petit pois au milieu de l'océan, comme un signe certain.
Quelle est votre place parmi les habitants ? Il est certain qu'elle dénote, Daphne, dans ce paysage où chacun semble exactement à sa place. On arrive rarement ici sans raison, et la sienne semble bien obscure ; tous ne savent pas, d'ailleurs, qui elle est et d'où elle vient (et elle se garde bien d'entrer dans les détails). Elle a des goûts bien étranges, on dit, des manières pas d'ici, comme son accent, d'ailleurs. Son arrivée solitaire sur l'île est d'autant plus intrigante, on imagine qu'elle fuit quelque chose, quand tout ce qu'elle fuit est l'ennui d'une convalescence parisienne, bordée par ses parents, recevant la visite de pitié de ses camarades danseurs. Ici, elle respire, comme elle n'a peut-être encore jamais respiré.
Quels lieux aimez-vous fréquenter ? Partout, toujours, Daphne a eu une passion pour les lieux de culte, quels qu'ils soient. Elle aime leur spiritualité, elle aime la communion entre les êtres, et elle en aime l'architecture. Sans surprise, elle a donc trouvé refuge dans l'église de St Mary's, où elle va régulièrement méditer, rajoutant sans doute à l'étrangeté du personnage qu'elle représente pour les habitants.

⚓ au bout de la jetée.

Quand elle pousse son premier cri dans une maternité cossue du XVIème arrondissement parisien, tous savaient, sans aucun doute, que cette petite grandirait cuillère en argent dans la bouche et diadème serti de diamants sur la tête. On la prénomme Daphne, nymphe célèbre, opéra de Strauss, cantate d'Haendel ; on a vu plus original venant d'une cantatrice et d'un chef d'orchestre. Son enfance se poursuit sur la même note, car elle est de toutes les représentations, cachée dans les loges, parfois tout juste derrière le rideau, adorable gamine qui observe, admire, étoiles dans les yeux, ceux qui sur scène font vivre le spectacle. Dès toute petite, elle suit ses parents sur toutes les tournées, à travers le monde, accompagnée de nourrices et gouvernantes qui veillent pendant que les artistes brillent sur scène, alors que la petite fille se dit que plus tard, dans quelques années, quand elle sera plus grande, elle veut faire comme eux. De sa mère elle apprend le français, de son père le grec, et par ses professeurs particuliers, elle découvre l'anglais, les mathématiques, et le reste. Rien n'est trop bien pour la petite Daphne, trésor chéri de ses parents. Précieuse, mais pas assez pour passer du temps avec elle, alors il faut l'occuper. On l'inscrit à des activités par milliers, on lui trouve des précepteurs - les meilleurs - qui lui enseignent les arts. On oublie parfois qu'elle n'est qu'une enfant, de ceux passionnés par tout, tout le temps, avant de s'en désintéresser en cinq minutes montre-en-main. Daphne n'est pourtant pas malheureuse, elle qui grandit entre les scènes, les salles de répétition et les vols long courrier, et très vite, son destin semble rattraper cette fille d'artistes.

Si l'on veut démontrer l'existence de l'héritage familial, Daphne n'est rien d'autre que l'exemple parfait. Fille d'artistes, elle a grandi sur les planches des scènes du monde entier, et tout porte à croire qu'elle était déterminée à y remettre les pieds. Enfant, on essaie de l'intéresser à diverses activités (la peinture fut l'échec le plus cuisant, avec au total trois minutes passées pinceau en main, le reste du temps fut consacré à tremper les mains dans les pots de couleur et les apposer sur toutes les surfaces environnantes). Et c'est la danse qui a eu ses faveurs, dès l'âge de sept ans. Daphne, enfin, stabilise ses passions ; cette enfant que l'on a longtemps pensée hyperactive se calme enfin, consacrant tout son temps à la pratique, poussée par ses parents, prêts à tout pour voir leur fille se frayer un chemin jusqu'à l'Opéra. Elle danse, danse, arabesque, pas de chassé, fouetté, rond de jambe, tout s'enchaîne, elle virevolte, tourbillonne, jusqu'au jour qu'elle marque comme le plus beau de sa vie. A peine âgée de dix-huit ans, elle rejoint le corps de ballet de l'Opéra National de Paris, où elle franchit les échelons jusqu'au rang de première danseuse, juste avant l'étoile, qu'elle ne sera plus jamais.

La vie de Daphne, c'est une partition parfaitement ajustée, sans fausses notes. Elle la traverse sans se poser de questions ; elle n'est pas une cérébrale, Daphne, portée par une énergie débordante, dont son corps semble rarement se défaire. Surtout, elle ne s'accorde aucun temps libre, elle ne supporte pas le vide, son temps doit toujours avec une destination, ou bien il est perdu. Alors elle est partout, tout le temps, naviguant entre les réceptions parentales, les répétitions sans fin, les sorties aussi. Elle n'a pas le temps pour les choses sérieuses, leur préférant la douceur de l'éphémère. Les amours qui durent font les amants moins beaux, chante-t-on dans un film dont elle a oublié le nom, mais cette phrase résonne chez elle comme une promesse. Plongée dans son rythme effréné, elle n'aime pas ça, les sentiments, ça la fatigue, ça l'ennuie. Parler de ses émotions, ça l'épuise, leur préférant cent fois la légèreté insouciante. Alors, la vie de Daphne, c'est comme une fuite en avant ; c'est un mouvement permanent, pour ne pas avoir à s'arrêter et faire face à ses pensées.

Danse, danse, tous les jours, à toute heure. C'est lors d'une répétition, un moment tout bête, même pas sous les feux des projecteurs, même pas dans l'excitation du moment, la vie, dans un mouvement, non, c'est lors d'un jour comme un autre que l'accident se produit. Un échauffement effectué un peu trop vite, et c'est le genou qui vrille, torsion entraînant la blessure, blessure entraînant l'hospitalisation, l'immobilisation, et elle le sait, peut-être la fin de sa carrière de danseuse. Ça n'est pourtant pas grand chose, un genou. Mais il ne lui aura fallu que quelques secondes pour entraîner avec lui un grand cri de douleur, une chute brutale au sol, le parquet de la salle de répétition, froid et glissant face à son visage parcouru de larmes, son corps qui se secoue de spasmes de souffrance. Le verdict est sans appel : rupture des ligaments croisés, arrêt indéfini, rééducation, tout le protocole se déroule sous ses yeux, alors que la promesse du poste de danseuse étoile tant convoité s'éloigne dans un grand jeté exemplaire.


Blanc. Les blouses des médecins, les murs de la chambre, les visages pâles d'inquiétude de ceux qui viennent lui rendre visite à l'hôpital. Daphne se réveille entourée, huit yeux posés sur elle : ses deux parents, accourus, immédiats, dès l'annonce de l'accident, et puis deux médecins. Elle les regarde hébétée, tous les quatre, se dit qu'ils forment un bien drôle d'assortiment, ces gens que la vie a mélangé sans qu'ils n'aient rien en commun. Et puis elle pense qu'il n'y a pas mort d'homme après tout, alors pourquoi ces mines sombres, ces airs tristes dans leurs yeux ? Elle a la réponse bien vite quand le verdict du médecin tombe : plus de danse, c'est fini, caput le genou, d'abord six mois de rééducation, et puis elle pourra de nouveau marcher, courir, mais danser non, plus jamais. Ca sonne comme un verdict, comme un coup de feu, comme une guillotine qui s'abat sur une tête en un bruit sourd et net. Les yeux de Daphne s'embrument, quand sa mère pose sur son épaule une main désolée, maigre réconfort, réconfort quand même. Elle se voyait étoile dans un an, peut-être deux, et soudain tout s'écroule. Ils l'y voyaient aussi, ses parents, mais en cet instant ils ont la décence de se taire, et elle voudrait les en remercier mais les mots ne sortent pas, coincés au travers de sa gorge nouée par le chagrin qui s'empare d'elle. Et puis c'est les explications, six mois de rééducation lui dit le médecin, convalescence totale, pas de sport, du repos seulement. Elle hoche la tête bêtement, comprend un mot sur deux. Finalement, tous la quittent, du repos qu'il a dit, et ça commence maintenant. Là, dans sa chambre d'hôpital, enfin seule, elle pleure, pour la première fois de son âge adulte. Daphne n'est pas de ceux qui s'écoutent, comme on dit, ses émotions sont interdites, là où il n'y a que candeur et plaisir. Et soudain, ça lâche, les vannes s'ouvrent, une heure, puis deux, dans un demi-sommeil médicamenteux. Son regard divaguant, perdu, vient finalement se poser sur une mappemonde jaunie, posée à côté de son lit parmi d'autres livres supposés représenter une distraction. Alors c'est la révélation ; plutôt que réfléchir, elle va, comme elle l'a si souvent fait, se fier au destin, fidèle camarade dans la prise de décisions, la délestant de tout poids. Daphne l'attrape, la déplie, le papier vieilli craque sous ses doigts délicats, et c'est les yeux fermés qu'elle y appose son index. Elle les ouvre, et sous son ongle se dessine un petit archipel, minuscule, à peine un petit pois : St Mary's, au large de l'Angleterre. Voilà sa prochaine destination, se dit-elle, rassurée quant à son avenir, incertain certes, mais pas perdu pour autant.

⚓ levez les voiles.

PSEUDO/PRÉNOM › FAUT-IL VRAIMENT.
PRÉSENTATION PERSONNELLE › <- almost all of the time
MOT DE LA FIN ›
oui la photo c'est une dame qui fait un câlin à des fesses, keskia What a Face


Dernière édition par Daphne Hatzidakis le Sam 28 Avr - 20:31, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: (daphne) dancers in the rain.   Jeu 26 Avr - 19:35


labeauté

tu as été rapide dit donc
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MessageSujet: Re: (daphne) dancers in the rain.   Jeu 26 Avr - 19:53

j'avais trop, envie inutile de résister! là j'ai le temps, je me suis dit autant en profiter
j'espère que ça te plaira et qu'on pourra se trouver un chouette lien
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MessageSujet: Re: (daphne) dancers in the rain.   Jeu 26 Avr - 21:02

tkt pas oulala
on en discutera en même temps que la family
me tarde de voir ce que tu vas en faire
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Réputation : la petite dernière des Ogdell, celle qui est partie, celle qui revient.


MessageSujet: Re: (daphne) dancers in the rain.   Jeu 26 Avr - 22:21

Quelque chose de bien j'espère! merci I love you

_________________

— que tout allait changer.
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Occupation : guide touristique auto-déclaré, moniteur de voile occasionnel et professeur particulier
Réputation : le londonien charmant et un peu aristo qui nourri une obsession pour l'île depuis un an maintenant. Tout le monde pensait qu'il prendrait ses jambes à son coup à l'approche du premier hiver mais bizarrement, il est toujours là, plus fasciné que jamais.


MessageSujet: Re: (daphne) dancers in the rain.   Ven 27 Avr - 14:50

Bien trop cool cette Daphne, ça annonce de très chouettes RPs ça.

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MessageSujet: Re: (daphne) dancers in the rain.   

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